Un autre modèle utile pour comprendre la réponse sexuelle est le Modèle de Double Contrôle de la Réponse Sexuelle. Ce modèle a été développé dans les années 1990 par le Dr John Bancroft et le Dr Erick Janssen 🔗 Bancroft and Janssen, 2006.
Ce modèle repose sur l’idée que la réponse sexuelle est le produit d'un équilibre entre les processus excitateurs et inhibiteurs.
Ces processus excitateurs et inhibiteurs sont considérés comme fonctionnant de manière relativement indépendante, un peu comme une pédale d'accélérateur et une pédale de frein. Les personnes peuvent avoir des niveaux élevés d'inhibition sexuelle et des niveaux faibles d'excitation sexuelle, ou vice versa, ou une autre combinaison.
L’accélérateur de chacun est unique. Certains facteurs courants pouvant augmenter l'excitation incluent :
- L'amour/l'attachement
- Les indices érotiques
- Les indices visuels sexuels
- Les comportements romantiques
L'inhibition sexuelle peut jouer un rôle protecteur important en réduisant la réponse sexuelle en cas de danger ou de potentiel danger. Certains facteurs courants qui augmentent l'inhibition sont :
- Les préoccupations liées à l'image corporelle
- La grossesse non désirée
- Le moment inapproprié d'une relation sexuelle
- Les expériences sexuelles négatives passées
- La fatigue ou le stress
- Un humeur basse ou l’anxiété
La douleur est un autre facteur qui peut avoir un effet inhibiteur puissant sur la réponse sexuelle.
Aider les patientes à comprendre leur propre « accélérateur » et « freins » peut être utile pour les aider à comprendre leur propre réponse sexuelle ainsi que le rôle de la douleur dans leur vie sexuelle.
★ Option d'exercice de journalisation : certaines patientes trouvent utile de tenir un journal sur leurs propres accélérateurs et freins pour mieux comprendre leur réponse sexuelle

